La courbure de l'espace


Dans un espace de dimensions restreintes – un musée, une galerie d’art, il est d’usage de se tenir droit, de regarder droit devant soi et de se déplacer en ligne droite – là précisément où notre regard se fixe. Augmentez la superficie de l’espace dans lequel vous évoluez – plongez en plein coeur de la Nature par exemple, et vous mesurerez la constante adaptation qu'impose à notre corps, à notre esprit également, la courbure de cet espace : en bord de mer, regarder droit devant soi revient à scruter le ciel, à sonder le vide en quelque sorte ; en zone de montagne, se tenir constamment droit relève parfois d’un véritable numéro d'équilibriste ; dans tous les cas, se déplacer en ligne droite suppose d’épouser la courbure locale de l’espace, de suivre des arcs de cercle donc. Cet accroissement de dimensions s’accompagne de la perte de nos repères habituels, sociétaux. Pour cette raison, les Hommes ont divisé le monde en parcelles dont les contours et la courbure définissent l’axe principal du labour, des semailles et des moissons – soit un ensemble de méridiens toujours parallèles ...


La courbure de l'espace

Informations relatives à cette photographie :
  • Conditions de prise de vue : Sigma DP3 Quattro - F/16 - 1/10 sec - ISO 100
  • Outil de développement de la photographie : SIGMA Photo Pro 6.3.3
  • Optimisation de l'affichage des couleurs à l'écran : Navigateur Firefox 30.0 + Module Color Management 0.5.3
Mots-clés : la courbure locale de l'espace, diviser le monde en parcelles, méridiens et parallèles, Lauragais, Tarn