Chercheur d'Ocre

Le Haut Languedoc regorge de cavités souterraines creusées par les infiltrations d'eau au sein des fissures calcaires du massif karstique daté du Dévonien, soit d'environ 400 millions d'années. Canalisées par un relief accidenté, les eaux de pluie se sont naturellement changées en torrents qui ont tôt fait de creuser des grottes, voire des gouffres, pour certains à ciel ouvert. Tel le Gouffre Géant de Cabrespine, situé entre Cabardès et Minervois. A l'origine de ce vaste réseau souterrain, les eaux de la Clamoux. Désormais, cette rivière s'infiltre en contrebas du village de Cabrespine, s'écoule paisiblement au fond du gouffre à quelque 200 mètres de profondeur, puis réapparaît une dizaine de kilomètres plus loin, au pied des chàteaux de Lastours. De son ancien lit taillé dans du marbre bleu subsiste un épais tapis d'ocre jonché de concrétions. Cette ocre naturelle dont la couleur s'explique par la présence, au sein du sable argileux, d'hématite - ou hydroxyde de fer, était utilisée comme pigment par nos ancêtres du Paléolithique. Son extrême longévité garantit celle des oeuvres d'art pariétal qui ornent les parois des cavités au sein desquelles ils résidaient ainsi que les peintures décorant les Vénus qu'ils sculptaient.

Chercheur d'ocre


Informations relatives à cette photographie :
  • Conditions de prise de vue : Fuji X-E2 + Objectif Fujinon XF 35mm F1.4 R - F/8 - 2 secondes - ISO 200
  • Outil de traitement de la photographie : RAW file converter EX powered by Silkypix 3.2.19.0
  • Optimisation de l'affichage des couleurs à l'écran : Navigateur Firefox 30.0 + Module Color Management 0.5.3
Mots-clés : Gouffre de Cabrespine, Aude, rivière souterraine, pigment ocre, art pariétal, paléolithique