Cahiers Caribéens d'Egyptologie n°1 (2000)

CCdE



Ce recueil constitué de dix articles dont le résumé ou l'introduction figure ci-dessous est disponible à la vente pour un montant de 26,00 euros (Frais de port inclus)


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point Bruce Williams : "New light on relations between Early Egypt and Sudan" (Article en Anglais)
Relations between Egypt and the cultures of the Mediterranean world and Western Asia have long been a prominent theme of research. The splendor of Egyptian art and culture has inspired imitations, revivals, and adaptations down to present day. The inspiring grandeur was that of Egyptian culture in its maturity and old age, when the kingdom of the northern Nile was the senior of civilization of the ancient world and widely influenced its neighbors. However, Egypt's very magnificence has tended to overshadow the early phases of its emergence, and these periods have fared poorly in general treatments of Egyptian history. In fact, early Egypt has been considered the destination of verious influences from the north, east and west, rather than a point of origin. Scolarly and general accounts of Egypt tend to treat the northern Nile as an island in Africa, a "test tube" open to influences only at the northern end. When exchange occurred, ideas travelled primarily southwards. During the last generation, new evidence has come to light that could challenge such suppositions and create a much more complex and balanced picture of the relations between North and South during the period when Egypt developed. This evidence indicates that Egypt's settlement and economy were intensive and complex at a much earlier period than previously thought, that institutions of pharaonic Egypt can be traced into these early periods, that there were important centers deep in Sudan, and that the relationship between the two regions was strong enough for coherent pharaonic institutions to emerge south of Egypt ...

point Stan Hendrickx : "Autruches et flamants - les oiseaux représentés sur la céramique prédynastique de la catégorie Decorated" (Article en français)
The identification of the birds frequently represented on predynastic Decorated pottery (Naqada IIC-D, about 3650-3300 cal BC), ostriches and flamingos, has always been a controversial issue. A reinvestigation of the available information indicates that they are basically ostriches. The elements supposed characteristic for the flamingo seem to be mainly the result of the stylised manner of drawing. The identification as ostriches is confirmed by a number of more detailed representations. However, eventually a deliberate mixture with characteristics of the flamingo can be supposed. Related words for dsr "flamingo", such as dsr.w "red" and "wrath" also refer to characteristics of the ostrich. As is suggested by early dynastic evidence, the ostrich was probably already during the predynastic period an important element of military and religious iconography. The possible iconographic relation between the ostrich and the flamingo leads to the early dynastic dsr-festival in which a boat played an important role. This in the end allows a link with the boats which are frequently depicted in combination with the birds on Decorated pottery. The birds and boats are therefore considered part of an elite iconography ... Lire la suite

point Terence DuQuesne : "Milk of the Jackal : some reflexions on Hezat, Anubis and the imywt" (Article en Anglais)
The Jumilhac papyrus is a rich, indeed unique, source for the study of Egyptian religion. Composed under the Ptolemies, probably by one person, it recounts various aetiological myths which illustrate particular claims to divine associations for the little-known 17th and 18th nomes of Upper Egypt. One of the strangest and most interesting of these concerns the milk-goddess Hezat and the cult-object of Anubis known as the imywt. This emblem consists of a pole, set in a bucket, to which is attached an animal hide, probably that of a cow ...

point Jean-Loïc Le Quellec : "A propos des bovinés à cornes en avant" (Article en Français)
Ces bovinés ont depuis longtemps attiré l'attention à cause du rapprochement opéré entre les figurations rupestres qui les montrent et le fameux passage d'Hérodote (IV:183) sur les boeufs opisthonomes du pays des Garamantes : "Ils paissent à reculons, parce qu'ils ont des cornes qui s'inclinent en avant. Voila pourquoi ils vont à reculons ; s'ils allaient devant eux, leurs cornes s'enfonceraient dans la terre. Au reste, ils ne diffèrent en rien des autres boeufs, sinon par l'épaisseur de leur peau et l'impression qu'elle produit au toucher". Le nom donné à ces boeufs par Hérodote a même été repris par le naturaliste A. Pomel (1893-1897) ...

point Alain Anselin : "Boeufs et pasteurs - Soudan, Lybie, Egypte ancienne" (Article en Français)
Notre propos est de revisiter les cultures pastorales de Lybie et d'Egypte ancienne à la lumière des travaux décisifs de l'équipe de préhistoriens et d'archéologues de Fred Wendorf. Qu'il s'agisse des Egyptiens, qu'ils s'agisse des Tjehenou, leurs voisins, une archéologie linguistique et une anthropologie culturelle qui les inscrivent dans la continuité des cultures pastorales du plateau saharien et s'accordent aux données matérielles de type nabta-playen s'imposent désormais. La méthode suivie confrontera donc les données archéologiques de la Vallée du Nil des pêcheurs-cueilleurs au plateau saharien des pasteurs du groupe-A ou des Tjehenou, aux univers linguistiques qui leur sont hier comme aujourd'hui historiquement et géographiquement contigus ...

point Mubabinge Bilolo : "Le Noun dans les quatre couples primordiaux de l'Ogdoade hermopolitaine" (Article en Français)
A la question de savoir ce qui est à l'origine du monde, certains Hermopolitains répondent : le monde est issu de hmnw (ancien langage) ou hmnjw (langage du Nouvel Empire) ou encore de hmn.t, "Ogdoade". Ces hmn.w ou "Huit" sont obtenus par un dédoublement de quatre éléments en masculin et féminin. On les appelle aussi les "primordiaux" p3wtj tpj. Rappelons que l'expression p3wtj tpj veut dire "ce qui est à l'origine", "ce qui est à la tête", "ce qui est à la base". Elle est synonyme de hprw tpj "forme originaire", "être qui est à la tête / au commencement / à la base". Contrairement à ceux qui, sur la base de pures hypothèses sur la pensée dite archaïque, soutiennent que les penseurs égyptiens n'ont pas pris ces éléments dans leur sens originel, matériel ou physique, et qu'ils ne les ont pris que comme des divinités dans le sens européen de ce terme "dieu", nous allons démontrer qu'il existe des textes qui parlent de ces "êtres originaires ou primordiaux" dans un sens physique et d'autres qui en parlent en termes personnalisants ...

point Oum Ngidi : "L'infinitif complémentaire et le présent d'habitude en égyptien ancien et en basaa" (Article en Français)
"Le nom "infinitif complémentaire" a été donné à certaines formes dérivées de racines verbales qui servent comme des accusatifs apparentés à d'autres parties du même verbe" écrit Alan Gardiner dans sa Grammaire (1927, §298) (...) Pour Adriana de Buck, "on joint l'infinitif complémentaire comme régime direct à d'autres formes du verbe pour en renforcer le sens" (...) Cette notion est récusée par Gustave Lefebvre qui lui préfère celle de "nomina actionis" (substantifs exprimant une action). A notre avis, et sur la base des données comparables du basaa, cette dernière notion ne semble pas plus opératoire ou explicative ...

point Gaëlle Jouët : "La catégorisation automatique des énoncés du Conte du Naufragé en égyptien ancien" (Article en Français)
Après avoir décrit la langue et l'écriture égyptienne, et présenté le corpus littéraire constitué par le Conte du Naufragé et les logiciels informatiques, Winglyph, édité par le Center for Computer-Aided Egyptological Research de la faculté de théologie d'Utrecht, et Delphi, conçu par Inprise, utilisé dans sa version 4, auxquels nous recourrons dans notre travail, nous nous efforcerons de classer le lexique du corpus par catégorie syntaxique et de créer des tables correspondantes en vue d'une application informatique. Cette résolution lexicale débouchera sur des hypothèses syntaxiques, elles-mêmes déclarées sous forme de bases de données catégorielles et grammaticales ...

point Daniel Montlouis-Calixte : "Informatique, linguistique, égyptien ancien" (Article en Français)
Le Gerec Informatique et Linguistique (GIL), laboratoire créé et dirigé par le Professeur Jacques Coursil, Faculté des Lettres, Université des Antilles-Guyane, a la plaisir d'annoncer la sortie imminente de deux outils-logiciels de traitement automatique de la langue : Gaëllégypte et Générateur d'automates ...
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