AstroEgypto

En attribuant à leurs édifices une orientation astronomique particulière,
en décorant le plafond de leurs monuments de représentations célestes,
en couvrant leurs parois de textes se référant à la Nature environnante,
les anciens Egyptiens nous ont livré leur vision du monde et de l'au-delà.
Aidés d'outils modernes, tentons de décrypter leur legs à l'humanité ...


Au-delà

Barque funéraire égyptienne voguant en direction du Soleil




point « Le lever du Soleil sur la Terre d'Egypte : une recréation au quotidien » (African Skies / Cieux Africains n°6, 2002)

En Égypte antique, il n'est pas d'événement céleste qui ne revêtait de symbolique particulière. Ainsi le lever du Soleil, son apparition à la surface de l'horizon oriental sous la forme d'un disque rougeoyant, ne dérogeait-il pas à la règle. Aux yeux des anciens Égyptiens, la renaissance quotidienne du dieu Soleil, son émergence des eaux du Noun, cet océan d'énergie informe dont provient toute forme d'existence, s'apparentait à sa toute première manifestation dans le ciel d'Égypte, en ce jour auquel le monde fut créé, en ce premier jour qu'ils nommaient Sep Tepy. Lire la suite ...


point « Evolution de l'imagerie céleste égyptienne au cours de la Période Dynastique » (Toutankhamon Magazine n°3, 2002)

Les anciens Egyptiens nous ont légué nombre de vestiges architecturaux, rupestres et scripturaux, dont l'étude scientifique du contenu nous renseigne sur leur connaissance exacte de la Nature environnante - sur leur perception du ciel notamment, des objets le peuplant, des mouvements les animant. (Article prochainement disponible en téléchargement)


point « Le lever héliaque de Sirius, source de datation historique » (Cahiers Caribéens d'Egyptologie n°6, 2004)

L'étude de textes qui mentionnent le lever héliaque de l'étoile Sirius sous les règnes des pharaons Sésostris ?, Amenhotep I, Toutmosis III, Ptolémée III, Ptolémée IV, ainsi qu'à l'Époque Romaine, permet de déterminer la valeur moyenne de l'acuité visuelle des astronomes égyptiens. S'ensuivent de nouvelles propositions de datation des dates de règne de quelques pharaons ainsi que la possibilité d'identifier les décans égyptiens, ces étoiles invisibles du ciel d'Égypte 70 jours par an. Lire la suite ...


point « Préalable à l'identification des décans égyptiens : constitution d'une base de données archéologiques » (Cahiers Caribéens d'Egyptologie n°19/20, 2015)

La succession des apparitions ou culminations d'étoiles dans le ciel nocturne ou crépusculaire de l'Égypte ancienne marquait les heures de nuit. Ces étoiles dont la période d'invisibilité annuelle avoisinait alors les soixante-dix jours sont aujourd'hui qualifiées de décanales parce qu'elles effectuaient leurs levers héliaques à quelque dix jours d'intervalle. Leurs appellations hiéroglyphiques figurent sur l'intérieur du couvercle de sarcophages, sur la surface extérieure de clepsydres, au plafond de temples et de tombes datant de la Première Période Intermédiaire à l'Époque Romaine. Chacun de ces vestiges fait partie d'une base de données archéologiques dont la réalisation a constitué le préalable à l'identification des quatre-vingt dix étoiles décanales à des étoiles visibles à l'oeil nu. Lire la suite ...


point « Catalogue d'étoiles peuplant le ciel méridional de l'Egypte ancienne » (Cahiers Caribéens d'Egyptologie n°11, 2008)

Sur l'intérieur du couvercle de certains sarcophages datant de la Première Période Intermédiaire et du Moyen Empire d'une part, sur la surface extérieure de clepsydres, au plafond de temples et de tombes datant du Nouvel Empire à l'Époque Romaine d'autre part, figurent les appellations hiéroglyphiques de quatre-vingt dix étoiles peuplant le ciel méridional de l'Égypte ancienne. Cet article rassemble, au sein d'un catalogue, la désignation hiéroglyphique, la forme translittérée et, lorsque disponible, la signification de l'appellation hiéroglyphique de chacune de ces étoiles que nous qualifions aujourd'hui de décanales parce qu'elles effectuaient leurs levers héliaques chaque dix jours de l'année civile égyptienne constituée de 365 jours. Lire la suite ...


Un corps de déesse

Portion du corps de la déesse Nout que les anciens Egyptiens assimilaient à la Voie Lactée


point « L'année civile égyptienne et les horloges stellaires » (Revista de la Sociedad Urugaya de Egiptologia n°25, 2008)

Sur l'intérieur du couvercle de dix-neuf sarcophages de bois datant de la Première Période Intermédiaire et du Moyen Empire ainsi qu'au plafond de l'Osiréion à Abydos figurent des horloges stellaires fonctionnant sur la base de l'année civile égyptienne constituée de 365 jours : chaque dix jours, le lever d'une même étoile indiquait la fin d'une heure toujours plus tôt de la nuit. Parce qu'un quart de jour supplémentaire ne lui était pas régulièrement ajouté, l'année civile égyptienne vagabondait et le contenu des horloges stellaires devait être régulièrement mis à jour. Lire la suite ...


point « Astronomical dating proposals of the ancient Egyptian stellar clocks » (Revista de la Sociedad Urugaya de Egiptologia n°26, 2009)

Sur l'intérieur du couvercle de dix-neuf sarcophages découverts dans des nécropoles de la Moyenne et de la Haute Égypte d'une part, au plafond du cénotaphe de Séthi Ier à Abydos en Moyenne Égypte d'autre part, figurent des horloges stellaires qui fonctionnaient sur la base des apparitions successives d'étoiles à l'est du ciel, entre la fin du crépuscule astronomique et le début de l'aube, tout au long de l'année civile égyptienne constituée de 365 jours (Gadré et Roques, 2008b). L'objectif de cet article est de dater ces horloges stellaires en comparant leurs arrangements stellaires respectifs. Les propositions de datation sont ensuite comparées à celles déduites de l'application de critères archéologiques, topologiques et philologiques. Lire la suite ...


point « Conception d'un modèle de visibilité d'étoile à l'oeil nu. Application à l'identification des décans égyptiens » (Thèse de doctorat soutenue le 21 mai 2008 au Laboratoire d'Astrophysique de Toulouse)

Sur l'intérieur du couvercle de sarcophages, sur la surface extérieure de clepsydres, au plafond de temples et de tombes datés de l'an 2100 à l'an 50 BC et disséminés tout le long de la Vallée du Nil, entre Alexandrie et Assouan, figurent vingt horloges stellaires et quatre-vingt listes d'étoiles dans l'ordre de leurs levers héliaques, de leurs levers nocturnes ou de leurs culminations. Leur identification à des étoiles visibles à l'oeil nu du catalogue Hipparcos a nécessité la constitution préalable d'une liste complète de ces étoiles ainsi que la traduction de leurs appellations hiéroglyphiques respectives. La comparaison entre les arrangements stellaires caractérisant chacune des cent listes d'étoiles a abouti à leur classification en six types de listes et permis la détermination des conditions spatiales, temporelles et optiques d'observation des étoiles. Ces contraintes ont ensuite été appliquées à un modèle de visibilité d'étoile à l'oeil nu dans le ciel nocturne ou crépusculaire de l'Égypte ancienne qui combine divers paramètres astrométriques et éléments photométriques. La constitution de listes d'étoiles dans l'ordre de leurs levers héliaques, de leurs levers nocturnes ou de leurs culminations, leur comparaison avec les six prototypes de listes dont nous disposons, la prise en compte de divers critères astronomiques, philologiques et pariétaux, ont permis de restreindre au strict minimum le nombre d'étoiles candidates à chacun des quatre-vingt dix décans égyptiens. Ce travail a abouti à la cartographie du ciel de l'Égypte ancienne, à une meilleure définition des heures de nuit égyptienne, à une datation plus précise du règne de plusieurs pharaons, etc. Lire la suite ...


point « Introduction aux méthodes de l'archéoastronomie. Première partie : Application à l'identification des décans égyptiens » (i-Medjat n°1, 2008)

Cet article, le premier d'une série de deux, constitue le compte-rendu d'un séminaire public donné au Bureau des Longitudes le 6 février 2008 et disponible à l'écoute sur le site Web de la radio Canal Académie. Après une brève introduction à l'archéoastronomie, nous exposons le principe de la démarche archéoastronomique puis l'appliquons à la résolution d'une problématique égyptologique : l'identification des décans égyptiens, qui constitua l'objet de ma thèse de doctorat. Lire la suite ...


point « Introduction aux méthodes de l'archéoastronomie. Seconde partie : Application à la détermination de la source astronomique d'orientation de divers édifices égyptiens » (Cahiers Caribéens d'Egyptologie n°15, 2011)

Cet article se situe dans la continuité du premier, paru dans i-Medjat n°1. Il vise à appliquer le principe de la démarche archéoastronomique défini dans l'article précédent à la résolution d'une seconde problématique égyptologique : la détermination de la source astronomique d'orientation d'édifices. Les monuments étudiés ici sont les pyramides de l'Ancien Empire d'une part, le temple d'Isis à Dendérah d'autre part. Lire la suite ...


Imagine ...

L'étoile Sirius et la constellation d'Orion dans les lueurs du Soleil couchant



point « ArchaeoAstronomy and Space Archaeology : a link between » (i-Medjat n°6, 2011)

This article is a brief introduction to ArchaeoAstronomy and Space Archaeology, two research fields both issued from the crossing of knowledge and techniques specific to Archaeology, History, Astronomy, and to the Space field. Within this introductory article, I choosed to more particularly focus on the similarities and the differences between ArchaeoAstronomy and Space Archaeology, and to explain why developing Space Archaeology, in close collaboration with worldwide Archaeologists, Egyptologists, Astronomers and Space Engineers, is a continuation of the research work in ArchaeoAstronomy I started about fifteen years ago. A further article, to be published within i-Medjat n°7, will detail the way to contribute to the development of both ArchaeoAstronomy and Space Archaeology by using XXIth century's tools. Lire la suite ...


point « Developing ArchaeoAstronomy and Space Archaeology in the XXIth century » (i-Medjat n°7, 2011)

This article lies in direct line with the one published in i-Medjat n°6. I here first detail the characteristics common to Archeology and Astronomy, then explain how the crossing of these two disciplines can give rise to two sub-disciplines of great scientific interest: Space Archeology and ArchaeoAstronomy. Next, I suggest a new way of developing these two research areas: implementing, on the Culture Diff' website (www.culturediff.org), two Web interfaces dedicated, the one to Space Archeology, the other one to (Egyptian) ArchaeoAstronomy. Lire la suite ...